28 décembre 2016

THE PRETTY THINGS













THE PRETTY THINGS
COLLECTION
1965 - 1975


MUSICIENS :

Phil May - vocal, harmonica 
Dick Taylor - guitar (1963-1969, 1978)
John Stax - bass, harmonica (1963-1967)
Brian Pendleton - rythmic guitar  (1963-1966)
Pete Kitley - drums(1963)
Viv Andrews - drums (1963)
Viv Prince - drums (1963-1965)
Skip Alan : drums (1965-1968, 1969-1976, 1978-1981)
Wally Waller - bass, vocal (1967-1971)
Jon Povey - keyboards, vocal (1967-1976)
Twink - drums (1968-1969)
Victor Unitt - guitar (1969-1970)
Peter Tolson - guitar (1970-1976)
Stuart Brooks - bass (1971-1974)
Gordon Edwards - guitar, keyboards, vocal (1973-1976)
Jack Green - bass, vocal (1974-1976)


DISCOGRAPHIE : 

The Pretty Things - 1965
Get the Picture? - 1965
Emotions - 1967 
Electric Banana - 1967
S.F. Sorrow - 1968
Philippe DeBarge - 1969
Parachute - 1970
Freeway Madness - 1973
Silk Torpedo - 1974 
Savage Eye - 1975



D'emblée, sur un premier album paru en 1965, The Pretty Things, qui tire son nom d'une chanson de Bo Diddley, impose un rock encore plus violent et rageur que la concurrence, à base de rhythm'n'blues survolté. Les manifestes « Rosalyn », « Don't Bring Me Down » et « Honey, I Need » visitent les charts tandis que le groupe, jugé trop provocateur, est banni de l'émission Ready Steady Go et de tournée en Océanie. Les nombreux changements de personnel finissent par nuire à la qualité des albums Get The Picture? (1965) et l'engagé Emotions (1966), plus sophistiqué.

Alors que la vague psychédélique bat son plein dans le Londres de 1968, The Pretty Things offre le premier opéra rock de l'histoire avec l'album S.F. Sorrow, qui inspirera Tommy à Pete Townshend, leader de The Who. Cruellement ignoré à sa sortie car sans doute trop avant-gardiste, ce jalon sera réhabilité comme une oeuvre essentielle des décennies plus tard. Miné par l'insuccès, le groupe sombre dans un rock quelconque sur les albums suivants, hormis Parachute (1970). Le calvaire des années 1970 et des tournées en clubs traverse Freeway Madness (1972), Silk Torpedo (1974) et Savage Eye (1975), que seuls les fans irréductibles achètent


 THE PRETTY THINGS




THE PRETTY THINGS
1965


Les Pretty Things, ces sales gosses à côté desquels la bande à Mike Jagger passe pour les Poppies. Ils avaient pourtant essayer de se ranger, les Pretty Things, après cet album, en se calmant (un peu) et en virant l'affreux jojo qui tenait la batterie et dont les facéties consistaient à déclencher des bagarres, mettre le feu à la scène ou se bourrer consciencieusement durant les tournées. Mais trop tard, le mal était déjà fait. Pas polis, pas jolis... pas célèbres! Ce qui n'empêchera pas ce premier album, enregistré en deux jours, toutes aiguilles dans le rouge, de demeurer comme une des plus belles pièces du R&B punk de l'Angleterre des sixties.



01.Roadrunner 
02.Judgement Day 
03.13, Chester Street 
04.Big City 
05.Unknown Blues 
06.Mama, Keep Your Big Mouth Shut 
07.Honey, I Need 
08.Oh Baby Doll 
09.She's Fine She's Mine 
10.Don't Lie To Me 
11.The Moon Is Rising 
12.Pretty Thing 
13.Rosalyn (Bonus) 
14.Big Boss Man (Bonus)
15.Don't Bring Me Down (Bonus)
16.We'll Be Together (Bonus)
17.I Can Never Say (Bonus) 
18.Get Yourself Home (Bonus)












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GET THE PICTURE ?
1965


 Get The Picture, deuxième LP du combo, qui a été enregistré sur quelques jours à peine, marque cependant une évolution stylistique par rapport au disque éponyme paru début 1965. On dénombre bien entendu une majorité de reprises dans son programme, cependant voilà que nos gaillards se retrouvent confrontés à l’exercice de la composition sur cinq chansons (2). Pas par goût personnel mais parce les propositions qu’ils reçoivent de reprises ou d’adaptations d’auteurs extérieurs ne les satisfont pas. Ainsi les voilà qui refusent de s’accaparer des chansons que les Stones ont écrites mais abandonnées !
Soyons clairs, le songwriting n’est pas la qualité première chez les PRETTY THINGS, ceux-ci savent très bien dynamiter Bo DIDDLEY (leur principale influence à l’époque), soit en le reprenant directement, soit en le 
« plagiant ».



1. You Don't Believe Me
2. Buzz The Jerk
3. Get The Picture ?
4. Can't Stand The Pain
5. Rainin' In My Heart
6. We'll Play House
7. You'll Never Do It, Baby
8. I Had A Dream
9. I Want Your Love
10. London Town
11. Cry To Me
12. Gonna Find Me A Substitute
13. Get A Buzz (bonus)
14. Sittin' All Alone (bonus)
15. Midnight-to-six Man (bonus)
16. Me Needing You (bonus)
17. Come See Me (bonus)
18. £.s.d (bonus)


 



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EMOTIONS
1967

Les Pretty Things peinent toujours à percer et à placer des singles dans les charts anglais: trop sauvages, trop basiques et, particularité non négligeable, pas du tout glamours. La concurrence est rude et ne laisse aucune chance aux outsiders.
 Fontana force un maximum la main au groupe pour qu’il enregistre enfin un disque pop viable commercialement.
Manigancé dans le dos des Pretty Things: les sessions terminées, les bandes sont bidouillées par Rowland et l’arrangeur Reg Tilsley. Résultat: cavalcades de cuivres et cascades de cordes viennent s’ajouter sur la plupart des morceaux. Le groupe, bien évidemment, rejette le résultat en bloc n’y retrouvant plus l’âme de ses compositions. Mais hormis quelques exagérations, il faut bien avouer que le résultat embelli de bien belle manière des morceaux dont la base était déjà ciselée avec précision. Le côté baroque de Emotions est tout à fait charmant et facilite son écoute.




1. Death Of A Socialite
2. Children
3. The Sun
4. There Will Never Be Another Day
5. House Of Ten
6. Out In The Night
7. One Long Glance
8. Growing In My Mind
9. Photographer
10. Bright Lights Of The City
11. Tripping
12. My Time
A House In The Country (Bonus)
Progress (Bonus)
 Photographer (Alternate Mix) 
There Will Never Be Another Day  
My Time 
The Sun (Bonus)
Progress (Alternate Mix)
Children (Alternate Mix)





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ELECTRIC BANANA
1967

 Le présent disque constitue le chaînon manquant entre la fureur des débuts et les albums de la maturité, à commencer par "S.F. Sorrow". Il nous offre ce que l'album de 1967, "Emotions", défiguré par une production inadéquate, ne saurait nous offrir. Ce n'est cependant pas un album ; plutôt une compilation de chansons que les Pretty Things, pour des raisons contractuelles, avaient enregistrées entre 1967 et 1969 pour l'éditeur De Wolfe, sous le nom collectif Electric Banana. Certaines d'entre elles furent utilisées dans des films ("What's good for the goose" de Menahem Golan en 1969 par exemple, dans lequel ils sont le groupe résident du club Screaming Apple). Mais telle est la classe des Pretty Things que ces productions alimentaires s'avèrent bien supérieures à celles de la moyenne de leurs concurrents de l'époque.



1. Walking Down The Street 
2. If I Needed Somebody
3. Free Love
4. Cause I'm A Man 
5. Danger Signs
6. I See You
7. Street Girl
8. Grey Skies
9. I Love You 
10. Love, Dance And Sing 
11. Thousand Ages From The Sun 
12. Take Me Home 
13. James Marshall
14. Do My Stuff 






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S.F. SOROW
1968

SF Sorrow narre la vie et la mort d’un personnage nommé Sebastian F. Sorrow, chaque morceau comptant une étape de la vie du personnage.
Pourquoi tel chef d’œuvre est-il aujourd’hui méconnu?
 Il était dit que les Pretty Things seraient marqués par la poisse. Si l’album sort fin 1968 en Angleterre, impressionnant au passage Pete Townshend des Who au point de lui inspirer son propre opéra rock, le label américain du groupe fait traîner les choses, décontenancé par le son malsain de ces anglais de triste renommée. SF Sorrow ne voit le jour que près d’un an après aux USA, quelques mois après Tommy. Les Pretty Things se voient taxés de suiveurs et sont descendus par la critique. le guitariste Dick Taylor quitte alors le groupe.





2. Bracelets of Fingers 
3. She Says Good Morning 23)
4. Private Sorrow 
5. Balloon Burning 
6. Death 
7. Baron Saturday 
8. The Journey
9. I See You 
10. Well of Destiny
11. Trust 
12.Old Man Going 
13. Loneliest Person 

Bonus tracks:

14. Defecting Grey (single 1967)
15. Mr. Evasion (single 1967) 
16. Talkin' About the Good Times (single 1968) 
17. Walking Through My Dreams (single 1968) 







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PHILIPPE DEBARGE
1969

En 1969, les Pretty Things ont monnayé leurs services à un français nommé Philippe DeBarge. Jeune millionnaire issu d’une famille d’industriels, hipster mondain, fan absolu du groupe, il a enregistré 12 morceaux en tant que chanteur, tandis que les Pretty Things écrivaient et jouaient des inédits, pour la plupart renversants.

Dans un pur esprit gagnant-gagnant – les Pretty Things peuvent tester sans pression des pistes musicales nouvelles, le jeune français s’offre un cadeau d’une inestimable valeur -, l’album prend corps autour de compositions essentiellement écrites par la paire May/Waller qui fait en ces années-là des étincelles dorées de tout ce qu’elle touche.

Situées donc entre S.F. Sorrow et Parachute, les deux offrandes les plus consistantes de la discographie des Pretty Things, ces sessions valent bien plus qu’un simple caprice de gosse de riche. La vraie richesse est à l’intérieur de chacune de ces pistes qui vibrent d’une intensité incroyable, montrant que les Pretty Things prenaient cette entreprise très au sérieux. Mais surtout, Debarge s’improvise en leader très convainquant sur ces douze titres qui se déploient comme l’éventail le plus large des tendances de l’époque. 




Hello, How Do You Do
You Might Even Say
Alexander
Send You With Loving 
You're Running You and Me
Peace 
Eagle's Son
Graves of Grey
New Day 
It'll Never Be Me
I'm Checking Out
All Gone Now
Monsieur Rock (Ballad of Philippe) 









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PARACHUTE
1970

Le chanteur Phil May et Wally Allen qui ont écrit "Parachute" se surpassent et offrent à l’auditeur un album varié, tendu, revenant des illusions psychédéliques et prêt à affronter la froide réalité des années 70 et son heavy métal naissant. L’album porte un concept et parle de la dualité de la vie rurale face à la vie urbaine. Telle une grande promenade dans des ambiances douces (au début de l’album) laissant peu à peu la place à la dureté des sons, "Parachute" est un véritable concept-album, un autre chef-d'œuvre oublié d’un groupe toujours à deux doigts de décrocher sa place au sommet et retombant inexorablement dans les profondeurs.




 1. Scene One 
2. The Good Mr. Square
3. She Was Tall, She Was High
4. In the Square 
5. The Letter
6. Rain 
7. Miss Fay Regrets
8. Cries From the Midnight Circus 
9. Grass 
10. Sickle Clowns 
11. She's a Lover
12. What's the Use
13. Parachute
14. Blue Serge Blues - Bonus Track
15. October 26 - Bonus Track
16. Cold Stone - Bonus Track
17. Stone-Hearted Mama - Bonus Track
18. Summer Time - Bonus Track
19. Circus Mind - Bonus Track 







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FREEWAY MADNESS
1972

Les méventes de Parachute, pourtant sublime album, plombent l'avenir des Pretty Things. Las de passer, une fois de plus à côté du jackpot, écaeuré de la poisse qui les poursuit sans jamais les lâcher, Wally Waller, membre indispensable et influent de la formation anglaise, compositeur et bassiste, arrivé pour les sessions d'enregistrement d'Emotions, en 1967, quitte la boutique durant l'année 1971. Les Pretty Things se séparent alors mais se reforment, quelques mois plus tard, Bill Shepherd, le manager, leur ayant dégoté un contrat avec la Warner. Cette reformation amène à Freeway Madness, leur sixième album. Le contexte est propice à un changement de direction musicale pas forcément heureux. Freeway Madness en atteste. Moins original que ce que proposait Parachute, ce disque est particulièrement ennuyeux, manque de force et affiche une grande fadeur. Waller, remplacé par Stuart Brooks des Black Cat Bones, fait fortement défaut à l'écriture, pour laquelle Tolson manque visiblement de talent et d'idées. Avec ce disque, Pretty Things amorce une trilogie musicale différente (Silk Torpedo et Savage Eye).



1.Love Is Good 
2. Havana Bound
4. Rip Off Train
5. Over the Moon 
6. Religion's Dead
7. Country Road 
8. All-night Sailor 
9. Onion Soup
10. Another Bowl?
11. Religion's Dead  (live) 
12. Havana Bound (live)
13. Love Is Good (live)
14. Onion Soup (live)
15. Over The Moon (single édit)
16. Havana Bound (single édit)







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SILK TORPEDO
1974

Cet album est certainement le plus intéressant du Pretty Things version seventies, exception faite de Parachute. Solide disque publié en octobre 1974 sous label Swan Song Records (de Led Zeppelin), Silk Torpedo est leur septième 33 Tours, et fait unique dans les annales de ce groupe d'exception, le premier à entrer au Bilboard (104). Produit par Norman « Hurricane » Smith, l'homme derrière S.F. Sorrow et Parachute, devenu artiste notoire depuis, Silk Torpedo, au son homogène, aux riffs parfois bien pensés, aux belles lignes mélodiques, affiche des ambitions d'entrée avec un puissant Dream/Joey introductif, qui est un des titres les plus exceptionnels de toute la discographie du groupe.


1.Dream/Joey 
2.Maybe You Tried 
3.Atlanta
4.L.A.N.T.A.
5.Is It Only Love
6.Come Home Momma 
7.Bridge of God 
8.Singapore Silk Torpedo 
9.Belfast Cowboys 








SAVAGE EYES
1975


Quand sort Savage Eye, en 1975, il y a peu d'espoir pour les Pretty Things d'enfin accrocher le wagon de la gloire. Signés l'année d'avant par le management et le label de Led Zeppelin (Swan Song), ils ont grillé leur dernière cartouche avec un album putassier, opportuniste les voyant se rapprocher des tendances glam finissantes ne leur allant de toute façon pas au teint.
Même si on constate un redressement certain sur le cru présent, on reste loin des sommets qui, des débuts du groupe à Parachute (1970) les virent systématiquement tutoyer l'excellence.




1 Under the Volcano
2 My Song
3 Sad Eye
4 Remember That Boy 
5 It Isn't Rock 'N' Roll 
6 I'm Keeping
7 It's Been So Long
8 Drowned Man 
9 Theme for Michelle 
10 Tonight 
11 Love Me a Little 
12 Dance All Night 






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Sans relais aux Etats-Unis pour faire caisse de résonance, un peu bancals après le départ de Dick Taylor, les Pretty Things déploient un magnifique Parachute en 1970 mais s’écrasent inexorablement l’année suivante, jetant une éponge désespérément sèche. Leur renaissance quasi immédiate, mais sous la forme d’un groupe de heavy-rock avec des trouées folk, adoubé par Led Zep, donnera lieu à des albums pas déplaisants mais un peu éteints et insipides au milieu de la grande foire du glam. Les Pretty Things sont toujours en activité aujourd’hui



Cette Chronique a été faite avec pour référence les Blogs suivants:

DrFaustroll 
 Rock6070 

Whitetrashsoul
 ForcesParalelles
PlanetGong 
 GustOfDarkness
LesInrocks





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